Et si le problème n’était pas de manquer de confiance en soi ?
On entend tellement souvent :
« Ayez confiance en vous. »
« Croyez en vous. »
« Osez ! »
« Vous êtes capable ! »
Comme si la confiance en soi était quelque chose que l’on pouvait simplement décider d’avoir.
Mais dans la vraie vie, c’est rarement aussi simple.
Parce que nous avons tous confiance en nous, Ă certains moments, dans certains domaines, avec certaines personnes.
On peut être très à l’aise au travail et beaucoup moins dans sa vie personnelle.
On peut savoir ce que l’on vaut et pourtant douter de ses décisions.
On peut avoir confiance en ses compétences et, du jour au lendemain, se sentir déstabilisé par une situation nouvelle.
Et puis il y a le contexte dans lequel on vit.
Une période difficile, des soucis financiers, une séparation, un changement professionnel, des échecs, une grande fatigue, des responsabilités qui s’accumulent, une perte de repères…
Quand la vie nous demande déjà beaucoup d’énergie, il n’est pas toujours facile de se sentir sûr de soi.
Alors, avant de se dire :
« Je dois avoir davantage confiance en moi »,
peut-ĂŞtre pouvons-nous commencer par nous demander :
« Est-ce que je me laisse le droit de douter ? »
Car douter ne signifie pas ĂŞtre incapable.
Avoir peur ne signifie pas ĂŞtre faible.
Hésiter ne signifie pas manquer de valeur.
Et ne pas réussir quelque chose aujourd’hui ne signifie pas que l’on n’en sera jamais capable.
Nous faisons tous avec les moyens que nous avons, avec notre histoire, nos expériences, notre énergie du moment et les circonstances que nous traversons.
Il est donc peut-être temps de sortir de cette obligation d’être toujours sûr de soi, positif, motivé et prêt à tout affronter.
Vous n’avez pas besoin d’être sûr de vous pour avancer.
Vous pouvez avoir des doutes et faire un pas.
Vous pouvez avoir peur et essayer quand mĂŞme.
Vous pouvez ne pas savoir exactement comment les choses vont se passer et avancer malgré tout.
La confiance en soi n’est peut-être pas l’absence de doute.
C’est peut-être la capacité à avancer même lorsque le doute est là .
Et la sophrologie dans tout ça ?
En sophrologie, nous n’allons pas chercher à vous convaincre que vous devez avoir confiance en vous.
Nous pouvons commencer autrement.
D’abord, faire un peu moins de bruit autour du doute.
Apprendre à relâcher les tensions, à calmer les pensées qui tournent en boucle, à respirer, à revenir aux sensations du corps et à retrouver progressivement un sentiment de stabilité.
Puis, petit à petit, nous pouvons aller à la rencontre de ce qui est déjà là .
Vos capacités.
Vos expériences.
Vos réussites, même petites.
Les moments oĂą vous avez su faire face.
Les décisions que vous avez prises.
Les difficultés que vous avez traversées.
Parce que lorsque l’on doute de soi, on a parfois tendance à ne voir que ce qui n’a pas fonctionné.
Et à oublier tout ce que l’on a déjà été capable de traverser.
La sophrologie peut également vous accompagner dans les situations qui vous mettent particulièrement en difficulté : prendre la parole, faire un choix, rencontrer de nouvelles personnes, affronter un changement, vous affirmer, vous préparer à une situation importante…
Grâce à la respiration, à la détente et à la visualisation, nous pouvons progressivement vous aider à vivre ces situations avec davantage de calme et d’assurance.
Pas pour devenir quelqu’un d’autre.
Pas pour ne plus jamais douter.
Pas pour vous répéter que « tout ira bien ».
Mais pour apprendre Ă porter un regard plus juste et plus bienveillant sur vous-mĂŞme, et retrouver peu Ă peu la sensation que vous pouvez faire face.
La confiance ne se décrète pas.
Elle se construit.
Elle se nourrit de petites expériences, de petits pas, de nouvelles façons de se regarder et de se parler.
La confiance n’est peut-être pas quelque chose à conquérir.
Elle est déjà là , quelque part, même lorsqu’elle est recouverte par les doutes, la peur, la fatigue ou les difficultés du moment.
L’idée n’est donc pas de devenir quelqu’un qui ne doute plus, qui ne se trompe plus ou qui est toujours sûr de lui.
C’est peut-être simplement apprendre à arrêter de se battre contre soi-même.
À accepter que certains jours soient plus faciles que d’autres.
À reconnaître que l’on fait du mieux que l’on peut, avec ce que l’on a, là où l’on en est.
Et à retrouver suffisamment de calme et de recul pour avancer sans avoir besoin de se prouver en permanence que l’on est capable.
Parce qu’au fond, avoir confiance en soi, ce n’est peut-être pas croire que l’on est capable de tout.
C’est peut-être ne plus avoir besoin de se le répéter sans cesse.