Comprendre le stress et l’anxiété

🌱Comprendre le stress et l’anxiété

Stress, anxiété, pensées qui tournent en boucle, boule au ventre, difficultés à respirer ou à se détendre…

Mais qu’est-ce qui se passe réellement dans notre corps et dans notre esprit lorsque nous sommes stressés ou anxieux ? Et surtout, comment la sophrologie peut-elle nous aider à retrouver davantage de calme ?

Le stress n’est pas forcément quelque chose de négatif.

C’est avant tout une réaction naturelle d’adaptation. Face à une situation que notre cerveau perçoit comme exigeante, inhabituelle ou menaçante, notre organisme se mobilise.

Le rythme cardiaque peut s’accélérer, la respiration devenir plus rapide, les muscles se tendre, l’attention se focaliser davantage sur ce qui pourrait poser problème.

C’est un peu comme si notre organisme se mettait en mode :

« Attention, il faut être prêt à réagir. »

Cette réaction peut être très utile ponctuellement.

Par exemple, avant un examen, un entretien professionnel ou une prise de parole en public, ressentir une certaine activation peut nous aider à être plus attentif et mobilisé.

Le problème apparaît lorsque cet état d’alerte devient trop important, trop fréquent ou trop durable.

L’anxiété peut être comprise comme une forme d’anticipation face à une menace ou à une situation que nous percevons comme incertaine.

Et cette menace n’est pas nécessairement présente ici et maintenant.

Le cerveau peut se mettre à imaginer ce qui pourrait arriver :

« Et si ça se passe mal ? »
« Et si je n’y arrive pas ? »
« Et si quelque chose arrive ? »

Une pensée peut alors entraîner une réaction corporelle.

Une inquiétude provoque une tension.

Cette tension est ressentie dans le corps.

La sensation corporelle peut à son tour être interprétée comme inquiétante.

Et cela peut alimenter encore davantage les pensées.

On peut alors se retrouver dans une sorte de cercle stress-anxiété.

Imaginez que vous devez prendre la parole devant plusieurs personnes.

Quelques heures avant, une pensée apparaît :

« Je vais perdre mes moyens. »

Votre corps réagit :

→ le cœur accélère
→ le ventre se noue
→ les épaules se crispent
→ la respiration devient plus courte.

Vous remarquez ces sensations et pensez :

« Je suis vraiment très stressé… je ne vais jamais y arriver. »

Cette nouvelle pensée augmente encore l’inquiétude.

Le corps se tend davantage.

Et le cercle continue.

Elle ne consiste pas à se dire :

« Je ne dois plus être stressé. »

Au contraire, il s’agit d’abord d’apprendre à reconnaître ce qui se passe en soi, puis de développer progressivement de nouvelles façons de réagir.

Lorsque nous sommes stressés, notre respiration peut changer sans que nous nous en rendions compte.

Elle peut devenir plus rapide, plus haute, moins ample.

En sophrologie, les exercices respiratoires permettent notamment de porter volontairement son attention sur la respiration et de retrouver progressivement une respiration plus calme et plus confortable.

Par exemple, prendre quelques instants pour inspirer tranquillement, puis prolonger légèrement l’expiration.

Ce simple changement peut devenir un véritable point d’ancrage lorsque les pensées s’emballent.

L’objectif n’est pas de « forcer » le calme.

C’est plutôt d’offrir au corps une autre possibilité :

« Je peux ralentir. Je peux respirer. Je peux revenir ici et maintenant. »

La sophrologie propose également un travail d’écoute du corps.

Où est-ce que je ressens mon stress ?

Dans la poitrine ?

Dans le ventre ?

Dans la gorge ?

Dans les épaules ?

Dans la mâchoire ?

Cette observation permet de mieux identifier les signes qui apparaissent parfois avant que le stress ne devienne trop important.

Avec l’entraînement, on peut apprendre à reconnaître plus rapidement :

« Là, je commence à me tendre. »

Et cette prise de conscience peut permettre d’agir plus tôt.

La sophrologie ne cherche pas à empêcher les pensées d’apparaître.

C’est impossible : notre cerveau pense naturellement.

En revanche, on peut apprendre à prendre davantage de distance avec certaines pensées.

Prenons un exemple :

« Je vais forcément échouer. »

Plutôt que de considérer immédiatement cette pensée comme une vérité, on peut apprendre à l’observer comme… une pensée.

« Je remarque que j’ai la pensée que je vais échouer. »

Cette petite différence peut sembler anodine.

Pourtant, elle permet de créer un espace entre ce que je pense et ce qui est réellement en train de se passer.

La sophrologie utilise notamment la respiration, la relaxation, la concentration et la visualisation pour développer cette capacité d’observation et de prise de recul.

Un autre outil important de la sophrologie est la visualisation.

Imaginons une personne qui appréhende fortement une situation à venir : un examen, un rendez-vous, une prise de parole ou un événement particulier.

Plutôt que de laisser son imagination construire uniquement des scénarios catastrophiques, elle peut apprendre à se représenter mentalement une situation de manière plus sereine et plus maîtrisée.

Par exemple :

Elle ferme les yeux.

Elle imagine le lieu.

Elle se voit entrer.

Elle respire calmement.

Elle prend le temps de s’installer.

Elle imagine sa posture, sa voix, ses gestes.

Elle se représente en train de traverser la situation avec davantage de calme et de confiance.

Il ne s’agit pas de se convaincre que « tout sera parfait ».

Il s’agit plutôt de faire vivre mentalement une expérience différente, plus rassurante et plus équilibrée.

C’est une idée importante.

La sophrologie ne promet pas une vie sans stress ni anxiété.

Le stress fait partie de la vie.

L’objectif est plutôt d’apprendre à :

  • mieux reconnaître ses signaux corporels ;
  • comprendre ses réactions ;
  • relâcher progressivement les tensions ;
  • utiliser sa respiration comme un point d’appui ;
  • prendre du recul face à certaines pensées ;
  • mobiliser ses ressources ;
  • et développer une relation plus sereine avec soi-même.

Avec la pratique, les exercices peuvent devenir des outils que l’on réutilise dans la vie quotidienne.

Quelques minutes de respiration avant une situation stressante.

Un exercice de relâchement après une journée chargée.

Une visualisation avant un événement appréhendé.

Un moment pour revenir aux sensations du corps lorsque les pensées s’emballent.

Petit à petit, on apprend à ne plus être uniquement emporté par le stress, mais à retrouver une capacité d’action.

Le stress est une réaction naturelle.

L’anxiété peut devenir envahissante lorsque l’anticipation et les inquiétudes prennent trop de place.

La sophrologie propose alors une approche basée sur l’écoute du corps, la respiration, la relaxation, la concentration et la visualisation.

Elle ne cherche pas à lutter contre soi-même.

Elle invite plutôt à mieux comprendre ce qui se passe, à retrouver des points d’appui et à développer progressivement de nouvelles façons de traverser les situations stressantes.

Et parfois, quelques minutes pour respirer, ressentir et revenir à soi peuvent constituer un premier pas vers davantage de calme.

La sophrologie peut constituer un accompagnement complémentaire. Elle ne remplace pas un diagnostic ou une prise en charge médicale ou psychologique lorsque celle-ci est nécessaire.

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